Résumé du projet
Créer une base de données des liens entre les différentes personnes et groupes de la bourgeoisie / des élites dirigeantes (économique, médiatique et politique) et la rendre accessible (voir collaborative) via un site.
Pour cela j'aimerais que tous les liens entre les personnes soient sourcées. Si il existe déjà des travaux universitaires ou militants dessus génial.
Je pense commencer par l'élaboration de la base de données, et réfléchir plus tard au site. Mais avant ça les questions méthodologiques :
- quelles limites de notre définition des élites ?
- genre a une bio wikipedia / une forte influence et des origines bourgeoises (personnalité publiques *?)
- Quels liens sont considérés ?
- ...
1. Définition des élites
a. Critères de sélection
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Origines et parcours :
- Une origine bourgeoise et/ou des parcours issus des grandes écoles ou institutions prestigieuses (ex. : école de commerce, sciences politiques, etc.).
- La présence d’une biographie détaillée sur des plateformes comme Wikipedia peut constituer un indicateur, même s’il convient d’en vérifier la fiabilité et le biais de ces sources.
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Influence et visibilité :
- Une influence reconnue dans les sphères économiques, médiatiques et politiques (mandats, publications, participation à des conseils d'administration, etc.).
- La notoriété publique et la médiatisation des actions ou positions peuvent également servir de critère.
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Critères complémentaires :
- Affiliation à des réseaux ou clubs (ex. : Le Siècle, Cercle de l'Union) qui renforcent l’idée d’un lien structurant entre ces individus.
- L’analyse de parcours et de trajectoires (emploi, réseaux sociaux professionnels) pour vérifier les connexions interpersonnelles.
b. Limites et précautions
- La définition des « élites » reste partiellement subjective. Il peut être utile de définir un ensemble de critères quantitatifs et qualitatifs pour éviter les biais d’interprétation.
- Une approche itérative est recommandée : commencer avec une définition large pour affiner par la suite selon les données collectées et l’avancée du projet.
2. Identification des types de liens
a. Liens institutionnels et professionnels
- Mandats et fonctions : Participation dans des conseils d'administration, nominations publiques ou privées, liens entre entreprises.
- Affiliations à des institutions : Grandes écoles, associations, clubs privés et réseaux de sociabilité (ex. : dîners d’élites).
b. Liens familiaux et personnels
- Mariages, relations de parenté ou amitiés anciennes qui se reflètent dans des réseaux intergénérationnels.
c. Liens médiatiques et d’influence
- Participation commune à des projets médiatiques, co-publications ou collaborations dans le domaine culturel/artistique qui renforcent leur influence publique.
d. Liens informels et sociaux
- Réseaux informels (rendez-vous réguliers, salons privés, forums de discussion restreints) qui peuvent être documentés à partir de sources journalistiques ou d’investigations sociologiques.
3. Sources et travaux existants
a. Travaux académiques et sociologiques
- Ouvrages de référence :
- Sociologie de la bourgeoisie de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot offre une analyse approfondie des mécanismes de reproduction des élites en France.
- Études universitaires et articles :
- Recherchez des thèses ou articles universitaires en sociologie et sciences politiques traitant des réseaux de pouvoir, souvent disponibles via des bases de données académiques.
b. Sources médiatiques et documentaires
- Articles et enquêtes de presse (par exemple, ceux publiés dans Le Monde ou d’autres médias reconnus) qui mettent en lumière la composition et le fonctionnement des réseaux d’élites.
- Des rapports d’investigation ou études réalisées par des think tanks ou organismes de recherche sur les réseaux d’influence.
c. Sources collaboratives et archives
- Certains travaux militants ou collaboratifs existent déjà (portails militants, projets open data sur les réseaux d’influence).
- Des plateformes de données ouvertes (open data) fournissant des informations sur les nominations publiques, les bilans financiers des entreprises et d’autres indicateurs utiles.
4. Méthodologie de création de la base de données
a. Structuration de la base
- Schéma relationnel :
- Définir des entités claires (personnes, organisations, événements) et les relier via des tables associatives qui répertorient les liens (professionnels, familiaux, médiatiques, etc.).
- Attribution des sources :
- Chaque lien doit être associé à une ou plusieurs sources vérifiables (articles, rapports, archives).
- Une documentation précise sur le type de lien et le contexte de la source permettra d’assurer la transparence et la vérification des données.
b. Processus de vérification
- Triangulation des sources :
- Utiliser plusieurs sources pour confirmer chaque lien afin d’éviter les biais ou erreurs de recoupement.
- Validation par des pairs :
- Mettre en place un système de vérification collaborative où d’autres experts ou membres de la communauté peuvent valider ou contester les informations collectées.
c. Développement collaboratif
- Accès et contribution :
- Concevoir une plateforme web qui permet à des contributeurs vérifiés (chercheurs, journalistes, militants) de soumettre et de valider de nouvelles informations.
- Gestion des mises à jour :
- Prévoir des mécanismes pour la mise à jour régulière et le suivi des sources afin que la base reste fiable et pertinente.
5. Enjeux et limites éthiques
a. Confidentialité et transparence
- Le traitement de données sensibles sur des réseaux d’influence peut soulever des questions éthiques et légales.
- Il est important de s’assurer que la publication des liens respecte la vie privée et les réglementations en vigueur (ex. : RGPD en Europe).
b. Biais et représentativité
- Veiller à ce que la base ne se réduise pas à une vision trop simpliste ou partisane des réseaux d’élites.
- Intégrer des analyses critiques et permettre des commentaires ou des rectifications collaboratives.
Conclusion
Le projet de créer une base de données collaborative sur les liens entre les élites en France est ambitieux et passionnant. En définissant clairement vos critères de sélection (basés sur des origines bourgeoises, l’influence, et la visibilité publique), en catégorisant précisément les types de liens (institutionnels, familiaux, médiatiques et informels) et en vous appuyant sur des travaux académiques existants, vous poserez une fondation solide.
L’approche collaborative, associée à une rigoureuse vérification des sources, permettra de garantir la fiabilité et la pertinence des données, tout en s’inscrivant dans une démarche éthique et transparente.